Actualité

Vieilleries au pouvoir, faut-il congédier le personnel politique ?

Vieilleries au pouvoir, faut-il congédier le personnel politique ?

rideau de fer clichy 4  Des élections ont eu lieu, le peuple est censé avoir changé son personnel politique, et comme chaque fois le personnel en question a beau se présenter comme renouvelé, neuf, rajeuni – tout le monde sait bien que quels que soient les masques, c’est toujours la même armée de larbins, de cabotins, d’aguicheurs appointés qui s’apprêtent à continuer à faire tourner la baraque bourgeoise dans les règles d’un art qui n’en est pas un, les règles de la commodité, de l’immobilité franchouillarde, roublarde et vulgaire, si haut promet-on de lever la jambe comme au cabaret.

Faut-il se pincer pour ne pas se laisser endormir, se laisser tomber en catalepsie avec les cataleptiques et les cacochymes, se laisser entraîner au vieux jeu du chat et de la souris, si vieux jeu qu’il lui faut se corser d’armes et de sensations elles aussi à prétention nouvelle, de sensations en tout cas susceptibles de faire tourner les médias des milliardaires et de l’État subventionneur, préposés à tromper l’ennui de plus en plus plombant de la chose ? Faut-il congédier le personnel (politique) ? Si oui, comment ? Révolution ? Violence ?

Après la violence revient l’ordre bourgeois, la mort, l’ennui. Une autre voie, plus solide, manifeste l’indifférence, la conscience de la supériorité du vivant et du vrai sur le mort et le faux. Hauteur. Distance. Si nos valets sont indignes, impuissants, vendus, passons-nous donc de valets. Nous pouvons nous amuser à les moquer d’autant mieux que nous les voyons comme ils sont : des pantins essayant d’attirer l’attention sur la place publique en prétendant gouverner une maison qui ne leur appartient pas et ramasser la recette qu’ils escomptent misérablement retirer de leur farce. Pendant qu’ils se démènent, les gens vivent et réinventent la vie. La poésie échappe aux valets du monde, c’est-à-dire à ses notables. Et la vie poétique est la vie, la seule : révolution permanente qui « renverse les puissants de leur trône », tout simplement en leur retirant le trône de sous le cul : en les affaiblissant par tous les moyens, à commencer par le fait de ne pas leur donner de majorité pour gouverner.

 

rideau de fer clichy 3 rideau de fer clichy 1  rideau de fer clichy 5rideaux de fer derrière la place Clichy, photos Alina Reyes

A propos de Alina Reyes

écrivain

Les commentaires sont fermés.

livre roles des services em... |
PAKOUSSO FOOT |
Psychomagazine |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ecolenormaledinstitutricesd...
| colineetlili
| "ETHIQUE ET PROGRES"